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Semaine détox après les fêtes : comment éliminer les toxines après des excès ?



L’une de vos premières grandes résolutions est de perdre les kilos superflus, notamment ceux des périodes de fêtes ?

Après l'enchaînement de menus festifs et caloriques notre corps a besoin de faire une pause. Pour bien commencer cette nouvelle année, faites une cure détox d’après fêtes. Cap sur des aliments qui se digèrent facilement et donnent un coup de pouce aux organes éboueurs de l’organisme, notamment le foie.

À quoi sert une cure détox après les fêtes ?

L’objectif est de retrouver une alimentation saine pour purifier et détoxiquer son organisme. Il faut faire très attention à ce que l’on met dans son assiette : manger peu et léger et mettre l’accent sur les légumes et les fruits. variez votre alimentation pour apporter à votre organisme toutes les propriétés dont il a besoin.

"Cela nécessite, avant tout, de stopper l’alcool, les produits transformés et les aliments trop salés, gras et/ou sucrés, de réduire les féculents et de contrôler et bien choisir les matières grasses", déclare Armelle Marcilhacy, médecin nutritionniste.

Comment éliminer les toxines après les fêtes : les fruits et légumes, aliments détox

Pour déstocker plus vite, on privilégie les aliments riches en micronutriments qui accélèrent l’élimination et favorisent la mobilisation des réserves adipeuses : "La base de l’alimentation, ce sont des fruits et surtout des légumes de toutes sortes, associés à une bonne hydratation, recommande Vanessa Gouyot, diététicienne-nutritionniste. "Après, on complète avec un peu de viande et de poisson maigres, des légumineuses et des céréales complètes en quantités modérées et un peu d’huiles végétales de colza, de noix et d’olive".

Détox par excellence, les fruits et légumes contiennent tous les nutriments indispensables pour éliminer : du potassium qui accélère le drainage, des fibres qui piègent les toxines et les évacuent dans les selles, des antioxydants qui réduisent les inflammations et boostent les organes émon­ctoires (le foie, les reins, les intestins, la peau et les poumons). Leurs fibres nourrissent aussi les bactéries amies de la flore intestinale, dont l’équilibre a été perturbé par l’abus de graisses et d’aliments protéinés des fêtes. On en consomme à chaque repas, en privilégiant les formes cuites, plus digestes.

Comment perdre du poids après un excès : nos conseils pour un régime détox réussi

Les produits animaux acidifient l'organisme et sont, pour certains (fromages, charcuteries, viandes grasses…) riches en graisses saturées difficiles à digérer. Réduisez les portions, et "privilégiez les poissons blancs, les viandes maigres et les yaourts maigres", conseille Christel Ferrando, naturopathe. "Réservez aussi les féculents pour le midi".

De plus, évitez les matières grasses, remplacez le beurre et la crème par des huiles végétales, cuisinez à la vapeur ou au four. Privilégiez les légumes les plus drainants, comme le chou, le brocoli, ou encore le poireau, le fenouil et les oignons si vous n’aimez pas les choux.

"Il faut réagir immédiatement tant que l’organisme a en mémoire son poids et son métabolisme d’avant", estime le Dr Armelle Marcilhacy. "Si on laisse traîner, ce surplus va être difficile à perdre et risque de s’accroître à d’autres occasions. C’est comme cela que l’on prend 10 à 15 kilos au fil des ans, sans avoir l’impression de manger plus au quotidien".

« Pour rattraper les écarts, l’idéal est de commencer une cure détox dès le lendemain des fêtes, pendant une semaine, voire dix jours », conseille Virginie Bales, diététicienne. "Plus vous commencez tard, plus la durée de la cure sera longue".

Cure détox : comment se rattraper après avoir trop mangé ?

100 % naturelle, maigre et à dominante végétale les premiers jours, l’assiette s’enrichit progressivement en protéines animales pour booster les dépenses énergétiques et en féculents, lentement assimilés, pour réguler l’appétit et les prises alimentaires. Voici, jour après jour, votre programme détaillé pour éliminer les toxines, relancer votre métabolisme et perdre sans faim ni fatigue les rondeurs des plaisirs festifs.

Jour 1 - J'allège ma digestion

Après des excès, les organes du métabolisme énergétique, engorgés, tournent au ralenti. En épurant son assiette, on leur facilite la tâche.

  • Que du naturel. Les produits transformés renferment des additifs, des graisses saturées et des sucres modifiés qui perturbent la digestion ;

  • Exit le sel et le sucre. Le sel en excès retarde l’élimination des déchets en retenant l’eau dans les tissus. Quant aux produits sucrés, ils fatiguent le pancréas qui est obligé d’hyper-sécréter de l’insuline ;

  • Du maigre. Les lipides, surtout ceux saturés d’origine animale, augmentent le travail hépatique. Exit crème, beurre, viandes grasses, fromages, charcuteries ;

  • Déjeuner blanc vert. On déjeune d’un morceau de viande blanche avec des légumes verts et un peu de féculents. Puis un laitage ;

  • Dîner léger. Pas de féculents, et peu de produits riches en protéines animales (viande, poisson) ;

  • Du tout cuit. Le cru donne du fil à retordre au système digestif surtout l’hiver. Vive la vapeur, à l’étouffée, les papillotes…

Jour 2 - Je filtre les toxines

L’eau facilite le travail des organes émonctoires (surtout les reins), évacue les toxines hydrosolubles, favorise le transit intestinal et fluidifie le sang. On veille à boire au minimum 1,5 à 2 litres par jour, en étalant la consommation sur la journée et en privilégiant l’eau, les infusions et le thé.

  • L’idéal est de s’hydrater tout au long de la journée en privilégiant de l’eau plate, du thé vert et des infusions entre les repas, et une eau riche en bicarbonates à table (Saint-Yorre, Vichy Célestins, Badoit, Salvetat...) en quantité modérée (un à deux verres) ;

  • Des soupes. Sans féculents ni matières grasses, elles hydratent, reminéralisent l’organisme et, grâce à l’association eau + fibres des légumes, boostent l’élimination des déchets. Plutôt le soir, car le repas est plus léger, et on peut ajouter un bouillon au déjeuner.

Le citron pressé est aussi un allié précieux contre les toxines, à consommer frais et de préférence en matinée. Son acide citrique aide le foie à traiter les graisses et les toxines et régule la glycémie. Il renferme aussi des antioxydants, notamment de la vitamine C, qui neutralisent les substances toxiques.

Pour booster la détox, on commence la journée par le jus d’1/2 citron dans 1 verre d’eau tiède, et toute la journée on sirote un mix de 1 l composé aux deux tiers de thé vert, un tiers jus de raisin bio + le jus d’1 citron bio. Et, cela va de soi, vous supprimez toutes les boissons alcoolisées, même le vin.

jour 3 - Je rétablis l'équilibre acido-basique

L’excès de produits animaux contribue à acidifier l’organisme, et entraîne une surproduction d’acide urique. On augmente la part végétale, à l’effet alcalinisant, au détriment de l’animal, acidifiant.

  • Des légumes à gogo. Au déjeuner et au dîner, sans se restreindre

  • Deux fruits par jour. Eux aussi sont diurétiques et reminéralisants. Mais comme ils sont également sucrés, on en maîtrise les quantités (un fruit = 150 g environ).

  • Des légumineuses Elles sont riches en protéines et minéraux et, surtout, en fibres qui boostent le transit et l’élimination des toxines. On les introduit le soir, en remplacement de la viande ou du poisson.

Jour 4 - Je calme l'inflammation

Le déséquilibre acido-basique, l’excès de graisses saturées, de sucre et d’alcool favorisent un état inflammatoire favorable à la prise de poids. On mise sur les aliments anti-inflammatoires.

  • Une cuillerée de curcuma chaque jour. Grâce à ses différentes substances qui agissent en synergie, cette épice lutte activement contre les états inflammatoires. On en glisse dans les légumes ;

  • Une portion de poisson gras. Saumon, maquereau, sardine, hareng, truite saumonée... ils sont riches en oméga-3 et recommandés deux fois par semaine ;

  • Des huiles de colza, noix et lin pour assaisonner. Elles sont riches en oméga-3 ! Une cuillerée à chaque repas, en association avec l’huile d’olive qui est gorgée d’antioxydants ;

  • Une collation futée. Deux carrés à plus de 70 % de cacao et une dizaine d’amandes, noix, noisettes ..

Jour 5 - Je régénère mon foie

Les excès de graisses, d’alcool et de sucre l’ont mis à rude épreuve. Après quelques jours de mise au repos du système, c’est le moment de lui donner un coup de pouce avec les aliments qui boostent son activité.

  • Le radis noir. Excellent draineur de la vésicule biliaire et du foie, il favorise l’élimination des toxines et des déchets et possède un effet antibactérien sur la flore digestive ;

  • L’artichaut Il contient différents actifs qui stimulent la production de bile. En plus, il renferme des substances qui contribuent au métabolisme des sucres et des graisses ;

  • La betterave Elle renferme de la bétaïne, une substance ayant la propriété d’aider à digérer et à lutter contre l’accumulation des graisses dans le foie. Crue de préférence.

Jour 6 - Je rééquilibre ma flore intestinale

Les fêtes représentent un véritable tsunami pour la flore bactérienne intestinale ! Pour améliorer la digestion, lutter contre les ballonnements et booster le métabolisme, il faut la nourrir et la soutenir.

  • Plus de légumes et fruits riches en prébiotiques. Non digérées, ces fibres spécifiques arrivent intactes dans notre côlon où les bactéries peuvent les dégrader. Les meilleures sources : ail, artichaut, asperge, betterave, brocoli, chicorée, choux, endive, oignon, panais, poireau ; banane, agrumes, coing, pomme poire, fruits secs ; lentille, pois chiche, haricot rouge ; blé entier, seigle, avoine ;

  • Des probiotiques en renfort. Ces organismes vivants participent à la digestion, jouent un rôle dans l’absorption des nutriments et préviennent les troubles intestinaux comme les ballonnements, les flatulences, la constipation ou encore la diarrhée.

Jour 7 - Je booste mon métabolisme

Pour cela, il faut miser sur les aliments riches en protéines, qui nécessitent une bonne dépense d’énergie pour être digérées, et contribuent au maintien de la masse musculaire.

  • Un petit déjeuner protéiné. On veille à avoir chaque matin, en plus d’un aliment glucidique, une tranche de jambon ou de saumon fumé ou un œuf, et un produit laitier (yaourt, fromage blanc, petit-suisse, fromage) ;

  • De la viande ou du poisson au déjeuner. En variant blanches, poissons gras et maigres.

Jour 8 - Je contrôle ma glycémie

Pendant une semaine, on a réduit les apports en glucides afin d’obliger l’organisme à déstocker. On revoit à la hausse les apports en féculents, notamment au dîner, mais en les choisissant bien.

  • Cap sur les IG bas à modérés. C’est-à-dire le quinoa, les riz bruns et sauvages, le boulgour, les pâtes al dente, la patate douce, le sarrasin, et les pains au levain. Ils évitent les fluctuations importantes de la glycémie, propices au stockage ;

  • Des céréales semi- complètes ou complètes. Riches en fibres, elles sont lentement assimilées, apportent davantage de minéraux et de vitamines indispensables à l’organisme et rassasient durablement. À défaut, on peut opter pour des légumineuses : grâce, notamment, à leur richesse en fibres, elles sont lentement assimilées par l’organisme et rassasient durablement.

Jour 9 - Je capitalise mon tonus

Les toxines se sont envolées, le système digestif s’est apaisé et les rondeurs s’estompent... En hiver, il est important d’éviter toute carence qui pourrait conduire à de la fatigue et des fringales.

  • Plus de cru ou alors du cuit à la vapeur. C’est le seul moyen de faire le p